Compter ses mots au DELF et au DALF

France Éducation international donne une règle simple : un mot, c'est tout ce qui est écrit entre deux espaces. « J'ai » compte donc pour 1 mot, « c'est-à-dire » aussi, et « un bon sujet » pour 3. Voici comment l'appliquer, combien de mots chaque niveau demande, et les cas que la règle ne tranche pas.

DELF A1 à B2 et DALF C1 · production écrite

Rédigé par Charbel Boulanger, professeur de FLE formé aux grilles officielles DELF-DALF au stage BELC 2026 de France Éducation international. Publié le .

La règle publiée par France Éducation international

C'est l'une des premières questions que me posent les candidats : qu'est-ce qui compte comme un mot ? France Éducation international répond sur sa page de conseils du DALF C1, à la rubrique « Comment compter les mots au DALF ? » : un mot est un ensemble de caractères séparé par un espace. Le sujet de démonstration du DALF C1 donne la même règle, juste sous la consigne de la synthèse : « est considéré comme mot tout ensemble de signes placé entre deux espaces ».

Voici les exemples que donne France Éducation international :

  • « Je mange une pomme » = 4 mots ;
  • « J'ai fait des travaux chez moi » = 6 mots, car « j'ai » = 1 mot ;
  • « Rendez-vous » = 1 mot ;
  • « c'est-à-dire » = 1 mot ;
  • « un bon sujet » = 3 mots ;
  • « je ne l'ai pas vu depuis avant-hier » = 7 mots.

Retenez une seule question : où sont les espaces ? L'apostrophe et le trait d'union ne séparent pas les mots. Les petits mots (« le », « de », « à », « une ») comptent comme les autres.

Pour le DELF, France Éducation international donne la même règle sur certaines de ses pages de conseils, par exemple celle du DELF B2 junior et scolaire. Les sujets de démonstration du DELF et le Manuel du candidat, eux, ne redonnent pas la règle : ils vous demandent de compter vos mots et d'écrire le total en bas de la copie.

Combien de mots à chaque niveau ?

Voici les longueurs demandées dans les sujets de démonstration publiés par France Éducation international.

  • DELF A1 : exercice 2, 40 mots minimum (l'exercice 1 est un formulaire).
  • DELF A2 : deux textes, de 60 mots minimum chacun.
  • DELF B1 : un texte de 160 mots minimum.
  • DELF B2 : un texte de 250 mots minimum.
  • DALF C1 : une synthèse de 200 à 240 mots, puis un essai de 250 mots minimum.
  • DALF C2 : 700 mots minimum.

Un minimum est un minimum. Le Manuel du candidat du DELF B1 et celui du DELF B2 le disent de la même façon : vous pouvez écrire plus, mais pas moins. Dans cette liste, la synthèse du DALF C1 est le seul exercice qui a aussi une limite haute : France Éducation international demande un texte « strictement » entre 200 et 240 mots (200 et 240 compris, d'après la grille d'évaluation), et prévient que les correcteurs tiennent compte d'une longueur hors de cette fourchette. Pour la synthèse, lisez aussi mon guide Réussir la synthèse du DALF C1.

Un exemple de décompte

Prenons une phrase de copie fictive :

Aujourd'hui, j'ai relu le rapport qu'il m'a envoyé : vingt-trois pages, c'est-à-dire deux heures de travail.

Comptez les groupes séparés par des espaces.

  • « Aujourd'hui, », « j'ai », « relu », « le », « rapport », « qu'il », « m'a », « envoyé » : 8 mots.
  • « vingt-trois », « pages, », « c'est-à-dire », « deux », « heures », « de », « travail. » : 7 mots.

Total : 15 mots. Les virgules et le point final sont collés au mot qui les précède : ils ne changent rien. Seuls les deux-points posent une question, car ils sont isolés entre deux espaces. La règle publiée ne dit pas s'il faut les compter (voir plus bas) ; avec eux, on arriverait à 16.

D'autres cas se règlent avec la même logique :

  • « aujourd'hui », « l'école », « qu'il », « s'il » : 1 mot chacun ;
  • « vingt-trois », « peut-être », « est-ce » : 1 mot chacun ; « est-ce que » fait donc 2 mots ;
  • « pomme de terre » et « tout à fait » : 3 mots chacun ;
  • « 2026 » et « etc. » : 1 mot chacun.

Ce que la règle publiée ne tranche pas

La règle publiée est courte. Certains cas restent ouverts : je vous les signale tels quels, avec mon conseil de prudence.

  • La ponctuation isolée. En français, on met une espace avant « : », « ; », « ! » et « ? », et à l'intérieur des guillemets. Un « ? » entre deux espaces est-il « un ensemble de signes » ? Les exemples publiés n'en parlent pas. Mon conseil : ne comptez jamais la ponctuation quand vous visez un minimum.
  • Le titre, la formule d'appel, la date, l'objet et la signature. La règle publiée ne prévoit aucune exception, mais elle ne dit pas clairement qu'ils comptent. Mon conseil : atteignez le minimum avec le corps du texte seul. Pour une limite haute, comme les 240 mots de la synthèse du DALF C1, comptez-les.
  • Les mots barrés. Les documents publics n'en parlent pas. Barrez proprement, d'un seul trait, et ne les comptez pas.
  • Les symboles séparés d'un nombre, comme « 15 % » ou « 30 € ». C'est la même question que pour la ponctuation. Mon conseil : comptez le nombre comme 1 mot, et pas le symbole.

Le principe est toujours le même : dans le doute, comptez de la façon la moins favorable pour vous. Moins de mots quand vous visez un minimum, plus de mots quand vous devez rester sous un maximum.

Trois idées reçues

  • « On a droit à 10 % de moins. » Je n'ai trouvé cette marge dans aucun document public de France Éducation international. Au DELF, les consignes disent « minimum ».
  • « Les petits mots ne comptent pas. » Si : « Je mange une pomme » compte 4 mots, « une » compris.
  • « “J'ai” compte pour deux mots. » Non : c'est 1 mot, comme le montre l'exemple de France Éducation international.

Compter vite le jour de l'examen

  • Connaissez votre moyenne par ligne. À l'entraînement, comptez les mots de dix lignes de votre écriture, puis divisez par dix. Le jour de l'examen, vous saurez sans compter à quelle ligne vous dépassez le minimum.
  • Ne comptez pas pendant que vous écrivez. Cela coûte du temps et de la concentration. Comptez une seule fois, à la fin.
  • Comptez ligne par ligne. Notez le nombre de mots de chaque ligne sur votre brouillon, puis additionnez.
  • Écrivez le total en bas de la copie, comme le demandent le Manuel du candidat et les conseils de France Éducation international. Écrivez le nombre que vous avez vraiment compté.

S'entraîner avec moi

Sur ce site, vous passez une production écrite au format du DELF (A1 à B2) ou du DALF C1 dans une salle en ligne, avec un sujet original et la durée de l'examen. Au clavier, la page affiche votre nombre de mots. Elle compte tout groupe de signes placé entre deux espaces, comme la règle publiée, mais pas un signe isolé qui ne contient ni lettre ni chiffre : un « ? », un « : », un guillemet, un « % » ou un « € » seul. Pour la phrase d'exemple plus haut, elle affiche donc 15 mots. Je compte vos mots de la même façon quand je corrige. À la main, vous comptez vous-même, comme le jour de l'examen. Votre copie est corrigée sur la grille de l'épreuve, puis je relis la correction avant l'envoi. Sous 48 heures, vous recevez un rapport en PDF, avec une note par critère et vos erreurs expliquées. En plus du rapport, la correction comprend un dossier de remédiation : des exercices créés pour vos erreurs, inclus dans le prix (voir un exemple). Ce site est indépendant de France Éducation international.

Questions fréquentes

« J'ai » compte-t-il pour un ou deux mots au DELF et au DALF ?

Pour un seul mot. France Éducation international le donne en exemple : « J'ai fait des travaux chez moi » = 6 mots, car « j'ai » = 1 mot. Il n'y a pas d'espace à l'intérieur.

La formule d'appel et la signature comptent-elles dans le nombre de mots ?

La règle publiée ne prévoit aucune exception, mais elle ne le dit pas clairement. Mon conseil : atteignez le minimum avec le corps du texte seul ; pour une limite haute, comptez tout.

Y a-t-il une marge de 10 % sur le nombre de mots ?

Je ne l'ai trouvée dans aucun document public de France Éducation international. Au DELF B1 et B2, le Manuel du candidat dit qu'on peut écrire plus, mais pas moins ; la synthèse du DALF C1 doit compter de 200 à 240 mots, bornes comprises.

Sources

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