L'expression écrite du TCF Canada
L'expression écrite du TCF Canada dure 60 minutes pour trois tâches à faire dans l'ordre : un message de 60 à 120 mots, un texte de 120 à 150 mots qui raconte et commente, puis un texte de 120 à 180 mots qui compare deux opinions et donne la vôtre. La copie est notée sur 20, et cette note donne votre NCLC.
TCF Canada · expression écrite
Rédigé par Charbel Boulanger, professeur de FLE formé aux grilles officielles DELF-DALF au stage BELC 2026 de France Éducation international. Publié le .
L'épreuve en bref
Voici ce qu'indique France Éducation international, qui conçoit le TCF :
- Durée : 60 minutes pour l'ensemble de l'épreuve, sans temps imposé pour chaque tâche.
- Trois tâches, à faire dans l'ordre : la tâche 1, puis la tâche 2, puis la tâche 3.
- Nombre de mots : un minimum et un maximum pour chaque tâche. Les deux comptent.
- Support : sur papier ou sur ordinateur, selon le centre d'examen.
- Résultat : une note sur 20, traduite en niveau du CECRL, de « A1 non atteint » à C2. Pour votre dossier, IRCC convertit cette note en niveau NCLC.
L'expression écrite est l'une des quatre épreuves obligatoires du TCF Canada, avec la compréhension orale, la compréhension écrite et l'expression orale. Le TCF tout public et le TCF Québec ont exactement les mêmes trois tâches.
Les trois tâches, une par une
Tâche 1 : un message (60 à 120 mots)
Vous écrivez un message pour décrire, raconter ou expliquer quelque chose à un ou plusieurs destinataires. La consigne vous dit qui ils sont. Dans l'exemple d'épreuve publié par France Éducation international, le candidat remplit une fiche à l'aéroport parce que sa valise n'est pas arrivée : il indique comment est sa valise et raconte comment il l'a perdue.
Dans une tâche 1, je vérifie deux choses avant tout. Chaque point de la consigne est-il traité ? Le ton convient-il au destinataire (tu ou vous, formule d'appel, formule de fin) ?
Tâche 2 : raconter et commenter (120 à 150 mots)
Vous écrivez un article, un courrier ou une note pour plusieurs lecteurs. Vous y racontez une expérience ou vous en faites le compte rendu. France Éducation international précise que ce récit s'accompagne de commentaires, d'opinions ou d'arguments, en fonction d'un objectif : par exemple, revendiquer quelque chose ou se réconcilier avec quelqu'un.
Le piège de cette tâche, c'est d'écrire un bon récit, puis de s'arrêter. Avant d'écrire, je vous conseille de vous poser une question : qu'est-ce que je veux obtenir de mes lecteurs ? La réponse vous donne votre dernier paragraphe.
Tâche 3 : comparer deux opinions, puis donner la vôtre (120 à 180 mots)
Vous lisez deux courts documents qui donnent deux points de vue sur un fait de société. Vous écrivez un texte, pour un journal, un site Internet ou un collègue, qui compare ces deux points de vue. Puis vous donnez votre avis sur le thème.
Dans l'exemple d'épreuve de France Éducation international, la consigne coupe ce texte en deux parties :
- première partie : présenter les deux opinions avec vos propres mots, en 40 à 60 mots ;
- deuxième partie : donner votre position sur le thème, en 80 à 120 mots.
Lisez bien la consigne de votre sujet : c'est elle qui fixe ces deux fourchettes.
Comment compter les mots
France Éducation international imprime la règle sur le sujet : un mot, c'est « tout ensemble de signes placé entre deux espaces ». Ses exemples : « Un bon sujet » compte 3 mots, « C'est-à-dire » compte 1 mot.
Sur papier, vous comptez vous-même et vous écrivez le total à la fin de chaque tâche. Je conseille de connaître, avant l'examen, votre nombre moyen de mots par ligne : le jour du test, vous comptez plus vite.
Ce qui est évalué
France Éducation international juge la copie sur trois ensembles de critères :
- linguistiques : étendue du lexique, correction grammaticale, orthographe, degré d'élaboration des phrases ;
- pragmatiques : cohérence et cohésion, développement thématique ;
- sociolinguistiques : adéquation à la situation de communication.
Chaque copie est corrigée deux fois, de façon indépendante. Chaque correcteur donne un niveau à chacune des trois tâches. Une règle de calcul transforme ces six niveaux en une note sur 20 et un niveau final. Sur ordinateur, la première correction peut être faite par FIDELIA, un outil d'aide à la correction automatisée ; la seconde reste humaine. Quand l'écart entre les deux corrections est important, une troisième correction a lieu.
Deux faits à connaître. D'abord, France Éducation international n'annote pas les copies et ne transmet pas de pistes d'amélioration : votre attestation vous donne une note, pas d'explication. Ensuite, à partir des sessions du 1er septembre 2026, les demandes de recorrection de l'expression écrite et orale ne sont plus acceptées ; la reprise est prévue à l'automne 2027.
Les sept cas « A1 non atteint »
Le manuel du candidat de France Éducation international (version de septembre 2026) liste sept cas où la copie « pourrait » être évaluée « A1 non atteint » :
- l'écriture n'est pas lisible (sur papier) ;
- une tâche n'a pas le nombre de mots exigé ;
- la production est hors sujet ;
- une ou plusieurs tâches ne sont pas faites ;
- vous recopiez une ou plusieurs phrases du sujet ou d'un document ;
- vous écrivez un texte appris par cœur ;
- vous rédigez votre copie sur le brouillon.
Le manuel écrit « pourrait » : la sanction n'est pas présentée comme automatique. Mais ce sont les premiers risques à éliminer, avant même de penser à la grammaire.
Les erreurs fréquentes, et comment les éviter
- Oublier un point de la consigne en tâche 1. Avant d'écrire, soulignez chaque élément demandé. À la fin, cochez-les un par un.
- Mélanger tu et vous. Choisissez une fois pour toutes selon le destinataire, et gardez le même registre jusqu'à la signature.
- Raconter sans commenter en tâche 2. Gardez au moins un tiers du texte pour votre avis, vos arguments ou votre demande.
- Donner son avis trop tôt en tâche 3. La première partie présente les deux opinions sans les juger. Votre position vient dans la deuxième.
- Recopier les documents en tâche 3. C'est l'un des sept cas « A1 non atteint ». L'exemple ci-dessous montre la différence.
- Réciter un modèle. Apprenez des structures et des connecteurs, pas des textes entiers : le texte appris par cœur fait partie des sept cas.
Exemple commenté : reformuler au lieu de recopier
Imaginons deux documents (inventés pour cet exemple). Dans le premier, une enseignante écrit que « les devoirs permettent aux élèves de revoir calmement ce qu'ils ont appris en classe ». Dans le second, un père écrit que « les devoirs créent chaque soir des disputes et avantagent les enfants dont les parents ont du temps ».
Version A : Le document 1 dit que les devoirs permettent aux élèves de revoir calmement ce qu'ils ont appris en classe. Le document 2 dit que les devoirs créent chaque soir des disputes et avantagent les enfants dont les parents ont du temps.
La version A reprend les phrases des documents mot pour mot. C'est exactement la recopie que France Éducation international signale. Elle ne compare rien et ne montre aucun vocabulaire personnel.
Version B : Les deux textes parlent des devoirs à la maison, mais ils ne sont pas du même avis. Selon l'enseignante, ce travail du soir aide les enfants à mieux retenir la leçon. Le père, au contraire, y voit une source de conflits en famille et une injustice entre les élèves qui sont aidés et les autres.
La version B fait 55 mots, dans la fourchette de 40 à 60. Elle annonce le thème, oppose les deux points de vue (« mais », « au contraire ») et les dit avec d'autres mots. Elle ne donne pas encore d'avis : il viendra dans la deuxième partie.
Comment s'entraîner
- Faites d'abord l'exemple publié par France Éducation international, sur sa page « Exemples d'épreuves du TCF », en 60 minutes et sans dictionnaire, comme le jour du test.
- Répartissez votre temps. À titre de repère personnel, je conseille environ 10 minutes pour la tâche 1, 20 minutes pour la tâche 2, 25 minutes pour la tâche 3 et 5 minutes pour relire et compter. Ce n'est pas une règle de France Éducation international.
- Entraînez la reformulation. Prenez un court article d'opinion et résumez-le en une phrase, sans reprendre ses expressions.
- Relisez avec une liste courte : accords, temps du récit, tu ou vous, nombre de mots de chaque tâche.
- Faites-vous corriger. Comme l'attestation ne donne pas d'explication, c'est pendant la préparation qu'il faut savoir quoi corriger.
S'entraîner sur ce site
Sur ce site, je propose des sujets originaux au format de l'expression écrite du TCF, pour le TCF Canada et le TCF tout public : trois tâches, 60 minutes, chronomètre. Vous écrivez au clavier ou à la main, et vous recevez sous 48 heures un rapport en PDF : le niveau du CECR de chaque tâche, une note sur 20 estimée et, pour le TCF Canada, le NCLC qui lui correspond, puis vos erreurs expliquées et des axes de progression. Je relis et valide chaque rapport avant l'envoi. En plus du rapport, la correction comprend un dossier de remédiation : des exercices créés pour vos erreurs, inclus dans le prix (voir un exemple). Ce site est indépendant de France Éducation international : ses résultats sont indicatifs et ne remplacent pas une attestation du TCF.
Questions fréquentes
Combien de temps dure l'expression écrite du TCF Canada ?
Que se passe-t-il si je ne respecte pas le nombre de mots ?
Quelle note faut-il en expression écrite pour obtenir le NCLC 7 ?
Peut-on passer l'expression écrite sur ordinateur ?
Sources
- TCF Canada, page de présentation, France Éducation international, consulté le 15 octobre 2026.
- Manuel du candidat TCF, toutes déclinaisons, version Q (septembre 2026), p. 22 (évaluation de l'expression écrite), France Éducation international, consulté le 15 octobre 2026.
- Exemple d'épreuve d'expression écrite, TCF tout public, Québec et Canada, France Éducation international, consulté le 15 octobre 2026.
- Évaluation des épreuves du TCF, France Éducation international, consulté le 15 octobre 2026.
- Entrée express : résultats d'examen linguistique, IRCC (canada.ca), consulté le 2 novembre 2026.